Competitive Intelligence initiatives

“sapiens, sapiens”, « Robo sapiens » : une espèce en voie d’apparition « Homo sapiens » : une espèce en voie d’extinction : des réflexions nouvelles pour apprécier le défi européen de Lisbonne et l’engagement de Barcelone - flexibilité - changements - NTIC - robotisation - société - humain

juin 28th, 2016 Posted in Europe, France

 Une contribution du CIWORLDWIDE Think-Tank.

Les événements actuels qui agitent le monde politique et économique au sein de l’Union Européenne, posent le problème de la position de l’humain dans un contexte de développement où sont privilégiés les investissements et les aides qui visent un savoir ciblé dont une rentabilité peut être extraite rapidement. Le développement des NTIC n’est pas du au hasard. Il fut envisagé au début des années 70 par quelques uns aux Etats-Unis qui qui réussirent à faire prendre les décisions cadres  tactiques qui s’imposaient au fur et à mesure qu’elles étaient requises et à les faire relayer aux niveaux internationaux qui convenaient. (A. Mattelart La naissance de l’Internet, Puf. 2001). Leur vision stratégique était que ces changements allaient aider à promouvoir des sociétés flexibles en entendant par cela celles dans lesquelles les agents sont sans cesse en train d’ajuster leur comportement aux changements économiques et techniques. Il s’agit donc de sociétés où la majeure partie des gens réagissent comme il faut (c’est à dire comme l’on voudrait qu’ils réagissent) et dès qu’il le faut (c’est à dire des sociétés en temps réel), plutôt que des sociétés où ils cherchent en conscience d’être, ce qui entraîne à l’évidence des  mouvements réversibles. De même sur le plan politique, les décisions en faveur du marché et les contraintes sur l’intérêt général qui les ont accompagnées sont les fruits d’un  travail patient visant à réduire la présence de l’Etat au motif que la meilleure organisation des sociétés où les agents sont naturellement ignorants et libres ne peut qu’être due au hasard, ce dernier finissant par faire émerger ce qui convient en épuisant les forces créatrices des uns et des autres issues de leurs divers apprentissages dans des cultures données.  Dans un travail de recherche prémonitoire si on se réfère aujourd’hui à la loi sur le  ”travail” en France, Marie-Paule Verlaeten et Henri Dou analysent ces aspects à la lumière de la robotisation de la société et d’un glissement des connaissances vers un nombre restreint d’”happy fews”.  

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